Atouts et limites du système Accords et Gammes

 

Préambule

Le système de relation entre Accords et Gammes est devenu la méthode la plus répandue dans l’apprentissage de l’improvisation en Jazz.

Le présent article ouvre la discussion pour comparer les atouts et les limites d’un tel système en essayant de prévenir d’une dérive qui consiste à faire croire que la théorie peut prendre le pas sur la musique.

 

Arguments

 

Atouts

Limites

Les Gammes (et les modes associés) sont le point de départ pour l’apprentissage de l’improvisation Les Gammes (et les modes associés) ne sont pas LE système qui offre les meilleurs atouts d’une improvisation libre.
Faciles à apprendre et à internaliser. Peut-on parler le vrai langage du Jazz si on ne s’éloigne pas d’elles ?
Avec peu de connaissance musicale on peut commencer à improviser. Si on ne cherche pas plus avant, on ne fait que d’utiliser des raccourcis qui ne permettent pas d’avoir une image complète.
Les Gammes (et les modes associés) nous aident :

  • à penser linéairement l’harmonie et à utiliser les extensions d’accords
  • à définir un modèle servant autant l’harmonie que la mélodie
Confondre vitesse et précipitation dans l’apprentissage risque :

  • de nous enfermer dans un système à pensée limitée
  • de favoriser notre propension naturelle à la paresse intellectuelle.
Penser, en situation de jeu,  le mode comme une gamme démarrant sur une de ses notes est un raccourci pratique pour trouver les notes du mode. En situation de jeu, la réflexion n’est pas suffisamment rapide pour être praticable.

La relation à la gamme parente doit être largement dépassée.

Il faut aller jusqu’à la visualisation du mode sur une position et être en mesure de l’aborder par n’importe laquelle de ses notes.

La sonorité d’un mode est reconnaissable. La bonne pratique auditive est d’essayer d’identifier des notes d’un mode jouées au hasard.

Le MUST est d’identifier les notes cibles et les notes spécifiques du mode.

On peut établir une liste de choix de gammes (et/ou de modes) pour chaque accord d’un morceau. On peut aussi se limiter à connaître seulement le mode de base (Ionien, Mixolydien, Dorien, Locrien) et appliquer la ou les bonnes altérations qui cadre(nt) avec votre analyse.

(voir article correpondant)

L’accord mentionné dans la partition est suffisant pour définir mon improvisation. Il existe de nombreuses subtilités dans la notation des accords et seule une analyse complète peut vous garantir sa bonne qualité.

Une bonne connaissance des règles de substitution d’accords multiplie les directions dans vos choix en chorus.

Le mélange des notes d’une gamme associé à des effets de jeu suffit à improviser. NON !

Improviser c’est créer des mélodies sur une progression d’accords de façon spontanée, tout en parlant le langage Jazz.

L’immersion dans le jazz c’est :

  • l’écoute
  • la transcription
  • l’acquisition d’éléments de langage
  • la transformation d’une théorie aride en une mélodie harmonieuse.

 

Il faut peut être plus que le temps d’une vie au musicien pour acquérir cette liberté d’improvisation tant désirée, mais la quête ne lui importe t’elle pas autant que le résultat ?

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